Volet "paysager et patrimoine" de l'étude d'impact

 

L’étude du paysage et du patrimoine, en cours de réalisation par le bureau d’étude ABIES, s’appuie sur la méthodologie définie par le guide de l’étude d’impact sur l’environnement des parcs éoliens (actualisation 2010).

 

L’étude du paysage et du patrimoine a pour objectifs principaux de :

  • mettre en évidence les qualités paysagères du territoire dans les différentes aires de l’étude ;

  • recenser et hiérarchiser les sensibilités patrimoniales et paysagères vis-à-vis de l’éolien ;

  • déterminer si le paysage étudié est capable d’accueillir des éoliennes, et de quelle manière ;

  • composer un projet d’aménagement de paysage ;

  • mesurer les effets visuels produits, ainsi que les effets sur la perception du territoire par la population.

Intégrée dans une étude d’impact, l’étude paysagère se fera donc en plusieurs temps :
  • Un état initial permettant de définir les enjeux et sensibilités du territoire ;

  • Une partie projet, qui présentera les variantes qui ont amené au projet final ;

  • Une partie impact qui précisera essentiellement les effets visuels du projet ;

 

Etat initial


L’étude commence par une synthèse bibliographique qui permet de dévoiler les grands enjeux du territoire et les principales caractéristiques du paysage local.


Une phase de terrain est ensuite réalisée : elle permet d’une part de vérifier les éléments descriptifs du paysage lointain (caractéristiques des unités paysagères, sites importants, patrimoine…) vus dans la bibliographie et d’autre part d’envisager le fonctionnement plus précis du site autour de l’aire d’implantation possible. Un parcours autour de ces aires d’étude permet de comprendre la visibilité du futur projet éolien. Ce travail de terrain est essentiellement photographique.

 

Partie projet / impact

 

La partie « Projet » permet de comparer différentes variantes entre elles. Elle est réalisée en parallèle de la partie « Impacts » qui va préciser les effets attendus du projet. Cette partie se divise généralement en deux grandes parties. La première concerne les aspects quantitatifs des impacts : elle va définir les zones potentiellement impactées par le projet. Cette partie s’appuie sur les cartes d’influences visuelles calculées en fonction de l’implantation.


La deuxième partie aborde les aspects qualitatifs : sur les zones potentiellement impactées, il s’agit de vérifier quel type de vue est attendu et quel sera l’impact de cette vue en fonction de l’enjeu présenté par la zone. Les éoliennes sont des objets de grande dimension qu'il est vain de vouloir masquer. L'implantation d'un parc éolien va correspondre à la création d'un nouveau paysage. De ce fait, l'agencement des éoliennes doit être tel que tant à l'échelle du paysage proche que du grand paysage, le parc éolien apparaisse comme un ensemble cohérent, harmonieux et équilibré.

 

Pour arriver à cela il est indispensable d'analyser préalablement l'environnement du site éolien afin de s'y intégrer au mieux.

 

L'analyse paysagère va ainsi :

  • comprendre les caractéristiques du territoire ;

  • utiliser les caractéristiques du territoire pour concevoir un projet éolien ;

  • construire un projet éolien conservant les spécificités du territoire.

Pour décrire l’apparence visuelle du futur parc éolien, deux outils particuliers sont utilisés : des cartes d’impact visuel, résultant d’un calcul de visibilité (y sont cartographiées les zones qui auront une visibilité sur les éoliennes), et des photomontages, montrant la réalité de l’aménagement une fois construit.